Sous les pavés, les paillettes
Une virée de quatre jours à Paris, à un mois de Noël : rien de tel pour vous mettre des étoiles plein les yeux
Paris, c’est merveilleux.
Pour quatre jours.
Mais, au-delà de ça, faut bien le dire, je pourrais pas.
A Paris, j’ai kiffé :
Quelques découvertes m’ont cependant laissé de marbre, comme :
En revanche, j’ai eu carrément le poil hérissé par :
Paris, c’est merveilleux.
Pour quatre jours.
Mais, au-delà de ça, faut bien le dire, je pourrais pas.
Le grand avantage des provinciaux, c'est qu'après avoir admiré Paris, ils peuvent le quitter.
A Paris, j’ai kiffé :
- Ce petit resto éthiopien* au large du quartier latin, qui ressemble d’avantage à un boui-boui mais qui sert une nourriture fabuleuse et épicée, que je ne connaissais pas du tout (le principe du repas éthiopien : on vous sert tous les mets dans un grand panier tressé disposé au centre de la table, et chacun y pioche avec les doigts, à l’aide d’une sorte de crêpe).
- Notre virée nocturne dans les sexshops de Pigalle. Très... instructif.
- Le musée d’Orsay. Et plus particulièrement** : La prière du soir dans le Sahara, Ugolin, Orphée, Peste à Rome, Le bain, La pie, Femme assise dans une baignoire, La charge, boulevard Montmartre à Paris, Ombres portées, et Le Grenouillard (un faux air de Gollum celui-là !)
- Le lèche-vitrine nocturne sur les grands boulevards. Y’a pas à dire : de nuit c’est absolument féérique (un chouette article photo à venir prochainement).
- Le nombre de kilomètres qu’on peut faire en une journée dans Paris : 23 pour la journée la plus active selon le podomètre de mon portable. Pas mal... Finalement, oui merci, je prendrai aussi un dessert.
- Cette casquette de Gavroche chinée de nuit dans la rue Mouffetard... mais qu’on peut aussi trouver à n’importe quel coin de rue. C’est dire la rareté de l’objet. Mais m’en fous, je l’adore et je la quitte plus. En plus c’est trippant de se balader de nuit dans la rue Mouffetard : on ne fait que penser à la sorcière qui voulait manger de la petite fille à la tomate pour devenir belle. Ca rajoute du piment à l’affaire, vous ne trouvez pas ?
- Les rats qui trottent la nuit sous le Pont Neuf. Avec un peu d’imagination, je leur aurais presque vu une toque de cuisinier (oui, j’ai beaucoup d’imagination, et oui, je kiffe les rats... Et d’ailleurs, puisqu’on en parle, les pigeons ne me font pas peur non plus. Hé Oui, je ne suis pas parisienne).
- Descendre les escaliers de Montmartre à 1h du mat en courant sous la pluie.
Quelques découvertes m’ont cependant laissé de marbre, comme :
- Les macarons Ladurée. J’ai fait comme ma cousine Lili me l’avait recommandé : j’ai fermé les yeux, ouvert la bouche, fendu la coque d’un coup de dent retenu et laissé mes papilles s’imprégner de la fabuleuse garniture framboisée. Par contre je n’ai pas eu besoin de retenir un cri d’orgasme... C’est bon... Mais... Et sinon, vous vendez des brioches aux raisins aussi ?
- Montmartre, je le fantasmais sûrement. Les poètes maudits, les lilas, les peintres crève-la-faim qui troquent une toile contre une miche de pain... J’y ai surtout croisé des touristes, des entrecôtes à 25€ et des touristes. Et pendant tout ce temps, je pensais à Kiki de Montparnasse, parce qu’apparemment, je confonds Montparnasse et Montmartre...
En revanche, j’ai eu carrément le poil hérissé par :
- La faune qu’on croise parfois dans les sexshops de Pigalle. Très... inquiétants.
- Le prix d’un café parisien (2,90€ ! Presque 20 francs pour 8 cl de liquide ! Ca fait presque deux fois plus cher qu’une bouteille de champagne achetée au supermarché. Si si. J’ai fait le calcul, je m’en remets toujours pas).
- Tous les cons qui m’ont éternué à la gueule dans le métro, postillonné dessus aux Galeries, éructé leur souffle vicié au détour d’une rue bondée, et qui ont bien réussi, finalement, à me filer leur crève... En plein week-end romantique ! Les sales pestiférés !
- Le serveur du Harry’s New York Bar (piano-bar dans le quartier de l’Opéra) qui a renversé la moitié de notre Cosmopolitan (à 12€ le verre) sur notre table, n’en a essuyé que la moitié et est reparti sans un mot d’excuse. Et encore, on a eu de la chance : dix minutes plus tard, il renversait une pinte entière dans le dos d’un client.
- Les « c’est juste énorme ». Non parce que, c’est juste horripilant d’entendre cette expression 20 fois par jour. Hey les amis, il serait temps d’en inventer une autre, d'expression hype.
- Ce tableau ovni qu’on peut voir à Orsay, intitulé Le chevalier aux fleurs, et peint par monsieur Rochegrosse en 1894. On dirait presque que c’est une blague tellement c’est kitch. Un peu le gif animé du XIXème siècle.
* Resto Ethiopien Le Godjo
8, rue de l'école Polytechnique - Paris V
Métro : Maubert Mutualité
01.40.46.82.21
** Mes chouchoux d'Orsay :
8, rue de l'école Polytechnique - Paris V
Métro : Maubert Mutualité
01.40.46.82.21
** Mes chouchoux d'Orsay :
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